Le blog de poker de ktr3is

Comment se construire une bankroll en ligne sans faire de versement ?

mardi 20 mai 2008

Zzzzzzzzzzz......

Hein ? Quoi ? Ou suis-je ??? Hé, vous pourriez prévenir avant de venir chez moi, j'étais très occupé...

Bon, ok, je l'avoue, j'étais en train de dormir :-/ et ok, puisque vous insistez, je le concède : je ne joue plus en ce moment. Le problème, c'est que je n'arrive pas à faire progresser ma bankroll (Cf. les interminables yo-yo récents), d'où une certaine lassitude ! En plus, avec le retour des beaux jours, l'envie de passer plusieurs heures devant un écran se fait plus rare ;-)

Alors que faire ? Et bien, je ne sais pas ! Mon but, ça serait de pouvoir faire des tournois un peu plus intéressants (à un buy-in de 20$). Je vois trois options raisonnables (oui, j'ai donc mis de côté l'option qui consiste à mettre l'intégralité de sa bankroll sur une table de cash-game, d'attendre une premium et de tout envoyer !). Ces trois options sont :

  1. Continuer les SnG 5$ et espérer dans quelques dizaines d'années avoir assez de bankroll pour faire des tournois à 20$,
  2. Se mettre au cash-game, tout en continuant à respecter les règles d'une bonne gestion de bankroll, en espérant progresser plus rapidement qu'en SnG,
  3. Passer directement à des MTT de 24$+2$ (ce que j'appellerais faire une KK !). L'intérêt de cette solution c'est que même si elle ne fonctionne pas, je me ferais plaisir en jouant ces tournois.

Allez, je prends un joker "avis du public", vous tapez 1, 2 ou 3 ;-)

Plus sérieusement, je pense tenter l'option 2. Des news de mes premières expériences très bientôt !

mercredi 19 mars 2008

Des spaghetti, d'la sauce tomate

Ce soir, je me suis demandé quel était mon % de répartition dans le classement des SnG 9 joueurs que j'ai fait jusqu'à aujourd'hui (suite à une remarque de T il y a quelque temps). Et bien, je suis arrivé au joli plat de spaghetti multicolores que voici (cliquez pour agrandir)

  • en vert les 1$ turbo (54),
  • en bleu foncé, les 2$ (87)
  • en bleu clair, les 2$ turbo (43)
  • en rouge foncé, les 5$ (45)
  • en noir, le total (229)

Répartition au 19/03/08

Et en conclusion ? Pas facile à dire...

  • Bonne performance lorsque j'arrive en heads-up, sur les SnG 9p 2$ turbo (que je ne joue plus pour l'instant)
  • Très mauvaise performance lorsque j'arrive en HU sur les SnG 9p 5$ (Cf commentaires du précédent billet) : beaucoup plus de 2ème place que de 1ère.
  • Mauvaise gestion de la bulle sur les SnG 9p 5$ : plus de 4ème place que de 3ème.

Que dire d'autre...

vendredi 7 mars 2008

Harrington on Hold'em : The Workbook, le résultat

A y est, j'ai (enfin) fini le troisième volume des Harrington : The Workbook, recueil conséquent d'exercices, mais pas que (c'était en début de semaine par ).

Il y a donc un système de notation en fonction des réponses que l'on donne aux différents exercices, voici les différents "niveaux" :

  • Plus de 500 points : "World-class", joueur gagnant déjà probablement bien sa vie du poker,
  • Entre 400 et 500 : très bon joueur qui devrait faire de bons profits dans les gros tournois,
  • Entre 300 et 400 : joueur avec de solides bases,
  • Entre 200 et 300 : joueur dont le jeu nécessite des efforts pour s'améliorer,
  • Moins de 200 : joueur moyen voire débutant.

Et mon résultat est de (roulements de tambours ;-) ) : 444 points !

Mouais, permettez-moi d'avoir un doute môssieur Harrington, je ne me souviens pas d'avoir fait le moindre profit lors de mon tournoi à l'ACF :-) :-D (qui n'était de surcroît pas vraiment "gros" :-o , peut-être était-ce parce que je n'avais justement pas terminé ce troisième volume et ses précieux conseils sur le jeu à la bulle ??? :-O ). Enfin, on va dire que j'ai une bonne partie de sa théorie en tête et qu'il me reste à la mettre efficacement en pratique !

Prochaine étape : les Phil's Gordon Little Black, Green and Blue Books ! (offerts par les beaux-parents, elle est pas chouette la famille ? Et si je vous disais que Joueur Né m'a été offert par ma femme :-) ? Allez, ne soyez pas jaloux ;-) )

Bon week-end à vous !

lundi 3 mars 2008

Harrington on Hold'em

Un petit post pour les plus novices d'entre nous : les Harrington, c'est quoi donc ?

Dan Harrington est un grand champion de poker qui a remporté le main event des WSOP en 1995. Il a également fait plusieurs tables finales. Mais bon, soyons bref, "les Harrington", ce sont trois livres incontournables sur la théorie du Texas Hold'em No Limit :

  • Volume I: Strategic Play
  • Volume II: The Endgame
  • Volume III: The Workbook

Harrington Volume 1Le premier volume, Strategic Play insiste sur les concepts de base au Hold'em No Limit : la valeur d'une main, les différents styles de jeu, la notion de côte, les mises preflop, après le flop (continuation bet, value bet et probe bet), les mises après la turn et enfin les mises après le rivière. En gros, le premier volume permet de jouer de manière très efficace (et très académique) en début de tournoi, c'est à dire quand tous les tapis de la table sont très largement supérieurs aux blinds. Chaque chapitre est illustré par une dizaine de cas concrets commentés.

Harrington Volume 2Le deuxième volume, The Endgame est, d'après moi, le plus enrichissant. En partant des concepts de base expliqués dans le premier volume, il apprend à faire évoluer son jeu en fonction de l'évolution d'un tournoi. Il présente en particulier, les "points d'inflexion" qui sont des moments clés, déterminés en fonction du M, et à partir desquels le jeu doit nécessairement évoluer. Il enchaîne ensuite avec le jeu à table réduite et avec le fameux heads-up. Tout comme le premier volume, The Endgame est illustré par de nombreux exemples.

Harrington Volume 3Enfin, le troisième volume, The Workbook, que j'avais, il faut bien le reconnaître, un peu sous-estimé dans un premier temps, est un recueil d'exercices avec un système de notation permettant de se situer entre le débutant "de base" et le joueur professionnel. Mais attention, il ne se contente pas de mettre en application les théories expliquées précédemment : ce troisième volume recèle de petites informations extrêmement utiles (basées par exemple sur des valeurs clés de côte, comment jouer à la bulle, etc.) qui, à ma connaissance, ne se retrouvent pas dans les deux premiers volumes.

Trois livres que je recommande donc ! Ils devraient très prochainement sortir en français (le 15 mars pour le volume 1) mais si vous avez quelques notions en anglais, optez immédiatement pour la vo ! Ils ne sont vraiment pas difficiles à lire (une fois que vous connaissez la signification de check, raise, call, et underdog, c'est bon ;-) ). De plus, j'ai cru comprendre qu'ils seraient plus chers en français, ce qui ne m'étonne qu'à moitié quand on voit le prix des livres écrits par la personne en charge de l'adaptation ;-) . Cela reste quand même une excellente nouvelle pour tout ceux qui ne lisent pas l'anglais !

A posséder absolument !

vendredi 14 décembre 2007

Exemple de fichier pour noter ses résultats

Suite à ce post où j'expliquais pourquoi il est important de noter ses résultats, Bagou m'a demandé de lui envoyer le fichier que j'utilisais. Afin que cela puisse éventuellement profiter à plus de monde, en voici donc un exemple.

Attention, ce n'est absolument pas un outil générique qui peut tout traiter ! Je l'ai créé pour suivre mes tournois (pas de ring game) sur une room particulière. Je ne suis pas sûr qu'il soit facile à utiliser pour quelqu'un qui ne le connaît pas (il y a pas mal de petites bidouilles, colonnes cachées, etc...). Il faut plutôt le voir comme un exemple, une base à faire évoluer afin de l'adapter à d'autres besoins.

Dans tous les cas, si ça peut aider quelqu'un, tant mieux !

jeudi 13 décembre 2007

Quelles lectures pour débuter ?

N'espérez pas une solution miracle dans ce post, si je la connaissais, ma bankroll serait un peu plus conséquente ;-) ! La lecture de livres me semble indispensable si l'on souhaite progresser, non seulement pour mettre un peu de théorie sur les différents "feelings" que l'on peut avoir mais surtout parce qu'il y a des concepts qui sont tout simplement tout sauf intuitif en Texas Hold'em No Limit !

La lecture de livres est donc indispensable à partir d'un certain niveau mais je pense que l'on peut s'en passer pour gagner ses premiers $ en ligne. En effet, le style de jeu des freerolls n'a pas grand chose à voir avec le jeu plus traditionnel décrit dans la littérature spécialisée. Même si certains s'ouvrages parlent de tactique à aborder lors des tournois low limit, les conseils prodigués se révèlent souvent inefficaces car trop éloignés du terrain. De plus la lecture d'un livre peut sembler quelque peu rébarbative quand on commence et qu'on a qu'une seule envie : jouer ! Un bon compromis me semble être de visionner des vidéos.

En ce qui me concerne, j'ai commencé mon éducation pokérienne avec le "poker professor", rien que ça, Howard Lederer. J'ai visionné ses deux vidéos (Howard Lederer's Secrets of No Limit Hold'em et Howard Lederer's More Secrets of No Limit Hold'em) et j'ai gagné mes premiers tournois. Bien évidemment, ça ne va pas très loin mais avec du recul, je trouve que cela donne de très bonnes bases pour un jeu serré. Quand j'ai lu Harrington, il m'a semblé large à côté ;-) . Petite parenthèse : plus tard, j'ai également vu la vidéo de Bruel, pour moi, elle est bien moins intéressante (je n'ai pas regardé les bonus), fin de la parenthèse. Le cours du professeur Lederer se décompose en deux vidéos. Si je me souviens bien, la première donne les bases pour un jeu très strict et serré (Howard Lederer's Secrets of No Limit Hold'em), la deuxième permet d'en dévier un peu (Howard Lederer's More Secrets of No Limit Hold'em)

Contrairement à ce que pourrait laisser croire le nom des vidéos, aucun secret à l'horizon, uniquement de bons conseils, facile à appliquer pour bien débuter, c'est déjà pô mal :-) !

mardi 11 décembre 2007

Les différents types de joueurs de poker (3/3)

Dernière partie de la série de posts dédiée à la description des différents types de joueur.

Petit rappel : la présentation est divisée en trois posts :


Les tight (serrés)


rock.gif Le rock, tight / passive / passive. Les rocks sont des joueurs très très serrés, ils jouent très peu de mains. Quand un rock raise preflop, les exigences pour caller, voire reraiser doivent être très strictes. De même, après le flop, le rock ne misera que s'il a au moins la top pair. Si vous avez également la top pair, attention à son kicker qui sera forcément bon.

gator.gif L'aligator, tight / aggressive / passive. Lorsque ce joueur entre dans un coup, il va très souvent raiser. En revanche après le flop, à part quelques slowplay (dont il faut bien sûr se méfier ;-) ), il sera beaucoup plus sage. Souvent un joueur apparaît aux autres en tant qu'alligator lorsque la table est timide et ne suit pas ses relances preflop. Attendez donc d'être sûr de l'avoir vu jouer quelques flops avant de la catégoriser !

mouse.gif La souris, tight / passive / aggressive. La souris est un rock avant le flop mais devient beaucoup plus agressive après le flop. Ce type de joueur peut se mettre en danger avec des mains comme AK qui ne s'améliorent pas après le flop ou avec des middle pairs lorsqu'il y a des overcards au flop. Il aura en effet beaucoup de mal à se coucher.

Il ne nous reste plus que les joueurs de type tight / aggressive / aggressive. A ce niveau, il convient de différencier les tight / aggressive / aggressive des tight / aggressive / neutral qui sont soit aggressifs, soit passifs après le flop. Un bon joueur de poker est avant tout un joueur imprévisible. Afin de brouiller les lectures de vos adversaires, il faut donc alterner les différents types de joueur, ceci est plus particulièrement vrai postflop où la lecture est plus "facile" (où, en tout cas, il y a plus d'indices). Dans les deux cas, méfiance lorsque vous rencontrez ces deux types de joueurs.

eagle.gif Si un profil de joueur doit être craint, c'est bien l'aigle, tight / aggressive / neutral. L'aigle ne joue que ses meilleures mains et ce, de manière agressive, il maîtrise les côtes, les probe / continuation / value bets. Méfiance donc !

spider.gif Les araignées, tight / aggressive / aggresive son également un très bon profil de joueur. Leur vice est le même que celui des souris, ils auront du mal à folder une belle main. Grâce à leur style agressif après le flop, ils amèneront souvent le joueur avec la meilleure main à se coucher.


Source : cette description est très largement inspirée de celle qui est faite sur le site de MacPokerPro, qui est le tracker que j'utilise. Je l'ai néanmoins quelque peu modifiée et interprétée (et traduite) par rapport à mon expérience personnelle. Les images en sont extraites.

jeudi 29 novembre 2007

Les abréviations dans le chat du poker

A destination des débutants dans le monde du poker en ligne :

  • atc / atfc (any two cards / any two f****ing cards) : n'importe quelles (bip de) cartes, se dit d'un joueur large qui va voir un flop avec à peu près n'importe quoi
  • gg (good game) : bonne partie, utilisé à la fin d'un tournoi
  • gl (good luck) : bonne chance
  • lol (lots of laughs ou laughing out loud) : exprime un grand rire (souvent après une blague ou, plus moqueur, après un bad beat)
  • n1 (nice one) : joli coup
  • nh (nice hand) : jolie main
  • omg (oh my god) : oh mon dieu, souvent utilisé quand il y a plusieurs très bonnes mains
  • str8 (straight) : quinte
  • ty / tx (thank you / thanks) : merci
  • vnh (very nice hand) : très jolie main
  • wow : marque la surprise, souvent après un bad beat
  • wtf (what the f**k) : mais que diable se passe-t'il donc ;-) ?
  • yw (you are welcome) : de rien

Avec ça vous pouvez tenir une discussion 90% du temps sur une table de poker en ligne ;-) .

samedi 24 novembre 2007

Les différents types de joueurs de poker (2/3)

La présentation est divisée en trois posts :


Les semi-loose (entre serrés et larges)


Si on repart des joueurs loose en réduisant le nombre de mains jouées, on obtient :

  • Fish -> Calling Station
  • Monkey -> Pig
  • Elephant -> Donkey
  • Diable de Tasmanie -> Bull


callingStation.gif La célibrissime calling station, semi-loose / passive / passive, le joueur qui énerve par excellence car il va caller vos bets jusqu'à la river pour attraper une main improbable... Vous aurez beau miser le pot, il va caller pour un tirage couleur ou quinte par les deux bouts. Même si on peut toujours se rassurer en se disant qu'à terme ce comportement est perdant, c'est quand même relativement frustrant quand sa couleur arrive à la river :-/ .

pig.gif Le pig, semi-loose / aggressive / passive, similaire au monkey mais en plus "sélectif", je mets ce mot entre guillemets car il va quand même aller voir beaucoup de flops. En revanche, il sera beaucoup plus timide après le flop, le continuation bet est recommandé pour le tester (pas besoin qu'il soit très important), un bet après une "scare card" est également efficace (ou pas :-p ).

donkey.gif Le donkey, semi-loose / passive / aggressive, comparable à la calling station avant le flop (il va souvent caller vos raises énergiques avec des mains parfois douteuses et rarement raiser avant le flop). En revanche, il va devenir plus aggressif lorsque sa main s'améliore. Comme il peut partir avec un grand panel de mains, il est assez difficile à lire post flop.

bull.gifLe bull, semi-loose / aggressive / aggressive, attention, ce joueur peut être dangereux. La plupart du temps, le trop grand nombre de mains qu'il joue le perdra, mais sur un petit SnG il peut faire des malheurs. Un peu moins fou que le diable de Tasmanie, ce type de joueur impressionne une table. Un peu moins extrême, il va essayer d'avoir une carte gratuite après le flop afin de se décider s'il va s'emballer ou pas.


Source : cette description est très largement inspirée de celle qui est faite sur le site de MacPokerPro, qui est le tracker que j'utilise. Je l'ai néanmoins quelque peu modifiée et interprétée (et traduite) par rapport à mon expérience personnelle. Les images en sont extraites.

jeudi 22 novembre 2007

L'importance des cartes dans une main

Tout le monde sait que les la valeur des cartes n'est pas le seul élément pour apprécier la force d'une main. En effet, il y a tout un tas de paramètres à prendre en compte tels que le nombre de personnes à la table, les types de joueurs présents, le montant de son stack par rapport aux blinds et aux antes (son M), le M des autres joueurs, sa position par rapport aux joueurs agressifs, passifs, les mises déjà faites, le nombre de joueurs qui n'a pas encore misé, la côte du pot, la position après le flop.

La question est de savoir quelle est l'importance relative de la valeur des cartes par rapport aux autres paramètres. En heads-up, il n'est pas rare d'entendre que la façon de jouer est plus importante que les cartes elles-mêmes. Et à une table de cash game ?

Jetez un oeil à cette vidéo, je dois reconnaître que j'ai été bluffé (elle est un peu longue mais c'est très enrichissant). Nicolas Levi joue en cash game en ligne sans regarder ses cartes. Le seul moyen qu'il a pour gagner de l'argent est que les autres joueurs se couchent suite à ses mises agressives. Et il y arrive ! La rapidité avec laquelle il parvient à lire ses adversaires est incroyable (quelques mains suffisent). Il a certes deux coups de chance (i.e. il n'arrive pas à se débarrasser d'un joueur et il se retrouve à la fin avec le meilleur jeu) mais l'analyse qu'il en fait pour le coup suivante est diaboliquement efficace.

Un des avatanges du live est que l'on peut ne découvrir ses cartes que lorsque c'est à soi de jouer (c'est d'ailleurs conseillé pour ne pas trahir d'émotions ni donner d'indices à ceux qui se trouvent avant et qui n'ont pas encore misé). Du coup, sans carte, on prête naturellement plus d'attention aux autres.

La conclusion que j'en tire est qu'il est vital de lever le nez de ses cartes !

mercredi 21 novembre 2007

Les différents types de joueurs de poker (1/3)

Allez, je me lance dans une description des différents types de joueurs que l'on peut rencontrer au poker. Je me suis basé sur les critères suivants :

  1. nombre de mains jouées : serré / semi-large / large / (tight / semi-loose / loose),
  2. nombre de raises preflop : aggressif / passif preflop,
  3. nombre de raises après le flop : agressif / passif postflop.

Je vais parler ainsi de joueurs tight / aggressive (avant le flop) / passive (après le flop), loose / passive / aggressive, etc.

La présentation est divisée en trois posts :


Les joueurs loose (larges)


fish.gifLe fish, loose / passive / passive, la cible idéal, le pigeon parfait, ce joueur va entrer dans beaucoup de mains, suivre avec pas grand chose (petite paire, tirage suite ou couleur improbable, high card, rien, inconscience pure et simple caractérisée). Quand ce joueur mise gros, c'est qu'il a du jeu car il ne connaît pas le bluff ou si peu que cela est généralement assez visible ;-) . Dans ce cas, il vaut mieux se coucher. Si possible, il faut repérer rapidement les fishes a une table en début de tournoi et essayer de jouer contre eux. Il faut se dépêcher car ils ne restent la plupart du temps pas très longtemps à la table et il vaut mieux que les chips du fish se retrouvent dans votre stack que dans celui d'un bon joueur !

monkey.gifLe monkey, loose / agressive / passive, un bon pigeon également, à condition d'oser aller le chercher avant le flop car il va souvent raiser preflop, par contre après, c'est un vrai fish. A repérer également rapidement en début de partie pour récupérer leurs chips !

elephant.gifL'éléphant, loose / passive / aggressive, il ressemble au fish, c'est à dire qu'il va essayer de voir un maximum de flops sans raiser (ou très peu). En revanche, son jeu deviendra plus agressif après le flop. Il lui arrive de bluffer après flop et comme il entre dans beaucoup de mains, c'est assez difficile de le situer.

tazmanianDevil.gifLe diable de Tasmanie, loose / aggressive / aggressive, le fou total, le vrai déjanté, celui qui ferait (presque) plaisir à voir s'il ne lui arrivait pas de nous piquer tous nos chips. Impossible à prédire, que ce soit avant le flop où il va relancer avec n'importe quoi et suivre avec encore moins, ou après le flop où il misera la plupart du temps, surtout si sa main ne s'est pas améliorée. Plusieurs tactiques contre ce type de joueurs : le raise over the top, c'est à dire une grosse relance après une de ses relances afin de le calmer, le risque, c'est que s'il est vraiment vraiment baré, il va se mettre à tapis avec rien et ça va être difficile de le suivre (parce qu'il peut bien évidemment également avoir du jeu). La tactique que je préfère est d'attendre calmement (c'est dur) d'avoir une très bonne main et si possible de la sous jouer post flop (même s'il ne faut pas oublier que trop sous jouer nuit à son stack).


Source : cette description est très largement inspirée de celle qui est faite sur le site de MacPokerPro, qui est le tracker que j'utilise. Je l'ai néanmoins quelque peu modifiée et interprétée (et traduite) par rapport à mon expérience personnelle. Les images en sont extraites.

dimanche 18 novembre 2007

Abréviations les plus courantes au poker

Ce post présente les abréviations les plus courantes utilisées au poker ainsi que leurs définitions.

  • BB Big Blind : la grosse blind.
  • ITM In the money : littéralement dans l'argent, dans les gains. Quelqu'un est in the money lorsqu'il arrive dans les places payées d'un tournoi.
  • MTT Multi Table Tournament : littéralement tournoi avec plusieurs tables. Généralement, ce sont des tournois qui commencent à une heure donnée, quel que soit le nombre de participants (il peut néanmoins y avoir un minimum).
  • PP Poker Pair : littéralement paire en poche. Un joueur a une pocket pair lorsque ses deux cartes fermées lui donnent une paire (sans les cartes communes).
  • ROI Return On Investment : retour sur investissement. On distingue le ROI total et le ROI moyen.
  • RSI Retour Sur Investissement : cf. ROI.
  • SB Small Blind : la petite blind.
  • SnG Sit n'go : littéralement, assieds-toi et vas-y, ce sont des tournois qui commencent dès que le nombre de participants est atteint. Les SnG sont souvent opposés au MTT mais il ne faut perdre de vue qu'un SnG peut se jouer sur plusieurs tables !
  • UTG Under The Gun : joueur situé juste après celui qui met la BB.

samedi 17 novembre 2007

Comment construire une bankroll sur un site de poker en ligne sans faire le moindre versement ?

Comme je l'avais expliqué ici la première étape est de gagner quelques dollars en s'inscrivant à des tournois gratuits qui rémunèrent (souvent faiblement) les premiers joueurs.

A titre d'exemple, sur un certain site de poker en ligne, des tournois gratuits acceptant 2700 participants sont régulièrement organisés avec 100$ de prix qui se répartissent sur les 27 premiers. C'est souvent long (plus de quatre heures pour arriver ITM) et ça s'apparente très souvent plus à de la loterie qu'à du poker. En effet, lors des premières mains, beaucoup de joueurs vont très rapidement aller à tapis en espérant doubler. Sachant ça, beaucoup d'autres joueurs vont suivre ces tapis en espérant doubler également. Sachant ça, tout le monde fini par suivre à tapis ! Résultat : au bout d'une dizaine de mains, il y a quelques joueurs qui ont triplé voire plus et qui démarrent donc le tournoi avec un certain avantage.

Sur un autre site, des SnG de 10 personnes sont organisés avec quelques dizaines de centimes à la clé. On gagne moins mais beaucoup plus souvent.

Une fois ces quelques $ acquis, il va falloir les faire fructifier. Au tout début, impossible d'appliquer les conseils de Chris Ferguson sur le management de sa bankroll car celle-ci est bien trop faible. Avec 3$ en poche sur le site en ligne sur lequel je joue, le choix doit se faire entre : un SnG à 1$ + 0,25$, un SnG à 2$ + 0,25 ou une table libre. En ce qui me concerne, j'avais opté pour le tournoi à 1$ + 0,25$ à 9 personnes, ce qui me permettait d'avoir deux tentatives pour augmenter mon capital. Je conseille des single table tournaments plutôt que des MTT car il est bien évidemment plus fréquent de finir ITM. A ce stade, il faut jouer pour finir à la dernière place payée car les tentatives ne seront pas très nombreuses.

Il faut par contre éviter de jouer trop de tournois à 1$ car le taux de taxe est prohibitif (25% !). Ainsi avec par exemple :

  • 2 deuxièmes place,
  • 2 troisièmes place,
  • 3 défaites,

le ROI sera de -7,7% (perte de 0,75$) sur les tournois à 1$+0,25$ alors qu'il sera de 14,3% (gain net de 2,25$) sur les tournois à 2$+0,25$. A méditer...

Une fois que le capital est de 6/7$ (souvent, malheureusement, il faut repasser par la case freeroll :-( ), je conseille donc de passer aux 2$+0,25$, 9 joueurs. Mon objectif actuel est d'atteindre 100$ (aujourd'hui, je n'y suis pas, je m'en étais approché (41$) mais je n'y suis plus du tout ;-) ). Pendant cette période, il est possible de se faire plaisir avec quelques MTT à 1 voire 2$, quelques SnG de 18 participants ou plus mais attention à ne pas s'égarer ! Il est également possible de s'inscrire à des tournois avec des points de fidélité afin de gagner des "tokens" (i.e. tickets d'entrée) pour des tournois à 26$ (avec des prix qui commencent à être intéressants).

A partir de 100$, il doit être possible de rentrer sur des tables libres avec 5$, de s'inscrire plus fréquemment à des MTT 1 ou 2$ afin de faire un gros coup. J'espère y arriver !!!

Dans tous les cas, n'oubliez pas de noter vos résultats dès le début !

Différents types de joueurs en fonction de l'heure ?

C'est marrant, j'ai de plus en plus l'impression qu'en fonction de l'heure, les joueurs présents aux mêmes types de tournoi (en l'occurrence 2$ +0,25$) ont des profils radicalement différents.

Depuis une dizaine de jours, je note également l'heure du tournoi (en plus de toutes les autres informations décrites ici). C'est difficile pour le moment de faire des statistiques (trop peu de données), mais au feeling, je dirais que les joueurs présents en début d'après midi sont moins bons que les joueurs présents en soirée et en matinée (en heure locale toulousaine ;-) ). Le plus dur n'est pas tellement de gagner contre les joueurs en soirée mais plus de s'adapter à ces variations de profils. Après avoir joué quelques parties l'après-midi et être tombé sur des bons fishs des familles, il faut s'attendre à tomber sur des joueurs plus serrés en soirée.

Analyse à suivre...

mercredi 7 novembre 2007

Comment manipuler ses jetons comme un pro ?

Question de tactique s'il en est ;-)

Tout téléspectateur de poker a déjà vu quelqu'un prendre une pile de jetons, la séparer en deux, puis, d'un geste quasi magique, les rassembler un sur deux pour ne faire qu'une pile à nouveau...

Comment faire ?

J'ai trouvé une petite vidéo qui explique tout ça très bien (avec des ralentis :-) ). Une fois que la pile est séparée en deux piles égales, l'idée est de bloquer la pile de gauche (pour un droitier) avec le pouce et l'index, la pile de droite avec l'annulaire et l'auriculaire, d'exercer une petite pression avec ces quatre doigts vers l'intérieur et de soulever par le milieu les deux piles avec le majeur.

C'est plus simple à voir ! C'est ici. Le truc n'est pas forcément évident à avoir tout de suite mais quand on l'a, c'est divin ;-) .

dimanche 4 novembre 2007

De l'importance de noter ses résultats

De temps en temps dans ce blog, quelques conseils pour bien débuter dans la construction de sa bankroll.

A partir du jour où vous commencez à jouer des tournois en $$$, il est important de noter tous les résultats. Je conseille de noter un maximum d'informations sur le type de tournoi joué, cela permettra d'affiner l'analyse en prenant en compte un maximum de paramètres :

  • date
  • buy-in
  • taxe
  • type : sit n'go, tournoi, partie libre
  • taille des stacks (nombre de jetons initial) : normal, double, ...
  • nombre de joueurs par table : 2, 4, 6, 9, 10, ...
  • nombre de participants
  • gain brut
  • le site de jeu en ligne

Que faire avec toutes ces données ?

Pour chaque tournoi, on obtient rapidement :

  • le gain net (gain brut - buy-in - taxe)
  • le ROI (gain net divisé par la somme du buy-in et des taxes)
  • et bien sûr le montant de la bankroll après le tournoi

En fonction du site en ligne, il est également utile d'ajouter des colonnes qui permettent de suivre les points de fidélité.

Grâce à toutes ces informations pour chaque tournoi, il est facile d'en déduire son ROI moyen et total (Cf. cet article pour les explications), ce qui permet d'avoir une bonne idée de son efficacité.

Il est ensuite intéressant de calculer les ROI pour chaque type de tournoi, cela permet d'identifier les configurations où les résultats sont les meilleurs (exemple : on peut se rendre compte qu'on est bien meilleur en double stack qu'en normal, en table de 6 qu'à 9, etc.) et ainsi de savoir sur quels aspects travailler plus particulièrement (end-game, agressivité, etc.)

Enfin, il est utile d'ajouter une ligne qui permet le calcul des deux ROI après application d'un filtre (sur une date par exemple, pour connaître le ROI sur une période donnée). Dans l'exemple ci-dessous, le filtre ne laisse que les SnG 2$, 9 joueurs après le 16/09/07 (ligne "Filtré", ils ne sont pas tous affichés). Mais non, ce n'est pas compliqué :-o.

Exemple résultats

lundi 22 octobre 2007

Le ROI (Return On Investment) ou RSI (Retour Sur Investissement), c'est quoi donc ?

Le ROI (Return On Investment) ou RSI (Retour Sur Investissement) est le taux de rendement du capital investi. Il s'obtient en divisant le bénéfice net par le capital investi.

Exemple : vous investissez 20$ et vous en gagnez 10 sur un an, vous avez un ROI de 50% sur un an (10/20=0,5=50%). C'est comparable à un taux d'intérêt.

Au poker, le ROI sert à mesurer la performance d'un joueur, ou plus exactement sa profitabilité. Nous allons nous intéresser ici au ROI sur des tournois.

Le ROI d'un tournoi

Le ROI se calcule pour un tournoi donné en divisant le gain net (c'est à dire le gain total - les coûts d'inscription (buyin et taxe) par les coûts d'inscription.

Exemple 1 : tournoi SnG à 2$ de buy-in et 0,25$ de fee, une deuxième place pourrait donner un gain total de 5,40$, un gain net de 3,15$ (5,40$ - 2$ - 0,25$) et un ROI pour ce tournoi de 3,15$/2,25$=140%.

Exemple 2 : tournoi SnG à 1$ de buy-in et 0,25$ de fee, pour la même place (et donc un gain total de 2,70$), on obtient un ROI de 116% seulement. Cela montre l'influence de la taxe (fee) sur le ROI.

Le RSI moyen (average ROI) et le RSI total (true ROI)

Le RSI moyen (average ROI) sur un ensemble de tournois est tout simplement la moyenne des RSI (ROI) de chaque tournoi (Cf. section précédente). Attention, ce n'est pas la même chose que le RSI total (true ROI) qui lui est égal au gain net total divisé par les coûts d'inscriptions globaux.

En reprenant les deux exemples précédents, cela donne un ROI moyen de 128% ((140%+116%)/2) et un ROI total de 131% (gain total net de 4,6$ pour un coût d'inscription de 3,50$, 4,6$/3,5$=1,31=131%)

Le ROI total va donc donner une information entre l'état avant le premier tournoi et l'état après le dernier tournoi en prenant en compte la somme totale investie (peu importe qu'elle soit investie sur un seul gros tournoi ou sur plusieurs petits) : avec un RSI total nul, on se retrouve avec la même somme d'argent avant et après avoir joué l'ensemble des tournois sur lequel porte le RSI. S'il est positif, il représente un gain, s'il est négatif, il représente une perte.

Le RSI moyen (average ROI) va donner une notion de performance moyenne sur tous les tournois joués. Contrairement au RSI total (true ROI), pour une même somme investie, il va varier en fonction des types de tournois joués.

Exemple : un tournoi joué à 10$, gain total de 20$, net de 10$, RSI total de 100%, RSI moyen de 100% (pour tous les tournois joués (un seul), on a fait du 100%). Même capital, un tournoi de 2$ avec un gain total de 20$ et un tournoi de 8$ avec un gain nul (il ne faut pas oublier que c'est quand même la majorité des cas ;-). La situation finale est la même (gain total de 20$, net de 10$). Le RSI total est donc le même : 100%, le RSI moyen est de (900% - 100%)/2 = 400%. En moyenne la performance est meilleure dans le deuxième cas : elle a été très bonne sur un petit tournoi (900%), très mauvaise sur un plus gros tournoi (-100%).

Souvent ces valeurs sont tout de même relativement proches, elles le seront d'autant plus que l'écart entre les coûts d'inscription des différents tournois seront faibles. Le RSI total sera même égal au RSI moyen lorsque les coûts d'inscription de l'ensemble des tournois considérés sont identiques.

Enfin, en ce qui me concerne, je ne parle jamais de "RSI" mais toujours de "ROI" : ROI total et ROI moyen.

Sources :

dimanche 14 octobre 2007

A bankroll from scratch...

Quelques threads sur un site de poker en ligne sur le sujet, entre témoignages et conseils tactiques, c'est ici et .

samedi 13 octobre 2007

Les conseils de Chris Ferguson pour construire une bankroll à partir de rien

Un article de Chris "Jesus" Ferguson qui se trouve ici donne quelques conseils pour construire une bankroll à partir de rien. Cet article m'aurait été bien utile lorsque je me suis retrouvé à 40$ ;-) J'aime bien la petite pub qu'il glisse à la fin ! En ce qui me concerne, je ne l'ai jamais croisé sur les "low limits"...

En ce qui le concerne, il a atteint son objectif de 10000$ à partir de 0$ ! A lire :

  • Un article sur le blog de Michael Craig,
  • et surtout, une page dédiée à son exploit

(il y a également un fil de discussion sur le sujet)

On y apprend entre autre qu'il a végété pendant plus de sept mois avant d'arriver à se stabiliser à 6,50$ ! Ensuite il a fini deuxième d'un tournoi à 1$ (683 inscrits), ce qui lui a rapporté un peu plus de 100$. A partir de là, il lui a fallu 9 mois pour arriver aux 10000$, la grande classe ce Chris !

dimanche 23 septembre 2007

Bilan du week-end de 2$ + 0,25$

Le bilan de ce week-end n'étant pas au top, la question à laquelle je dois répondre est : si je perds tous mes $, est-ce que j'aurai le courage de reprendre les freerolls ? (probablement non), est-ce que je mettrai de l'argent pour essayer de passer aux tables supérieures (à 5$) ? Là, je ne sais pas encore.

Si je fais un bilan depuis que je me suis mis sérieusement au 2$ + 0,25$ (depuis le 16/09/07), ça reste quand même positif car le bilan de ces 8 tournois donne : - 16$ de buy-in (8*2$) - 2$ de fee (8*0,25$) - 9$ de gain net ce qui me fait un ROI de 50% avec une moyenne de classement à 3,125, le plus mauvais classement étant 5e. Je crois que je vais rester sur ces chiffres comme bilan pour ce week-end ;-)